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Le Bien Qui Fait Mal {Salieri

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Hey, le amis !
Je me présente, Wolfgang Amadeo Mozart.
A vienne, je suis connu(e) pour être
Compositeur.

♫ Partitions Ecrites : 149
♫ Réputation : 265
♫ Arrivé à Viennes : 26/05/2011
♫ Age : 25

♫ V O U S .&. V I E N N E ♪
♫ Je suis connu pour être : Compositeur
♫ Dans la vie, je suis : en couple, mais c'est un secret!
♫ Je suis : un Bourgeois
MessageSujet: Le Bien Qui Fait Mal {Salieri Ven 12 Aoû - 11:10

Le Bien Qui Fait Mal



    Quelle journée… Après s’être endormi sur ses partitions la nuit précédente, Mozart. Il avait été particulièrement prolifique créant en posant de l’encre sur une feuille des partitions d’une qualité rare. L’Enlèvement au Sérail avançait à pas de géants. Joseph II pourrait être fier de lui car le jeune prodige savait que son travail était bon, très bon. Rattrapé malgré tout par le sommeil, sa petite tête avait fini par se poser sur les feuilles qu’il venait de compléter. Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, il fut réveillé par des coups frappés à sa porte. Emergeant comme il pouvait, il était allé ouvrir la porte de sa chambre, totalement inconscient de sa tenue débraillée. En effet, le jeune musicien était torse nu, sa chemise étant passée par-dessus bord pendant sa folie créatrice. Quelle ne fut pas sa surprise en voyant sa petite sœur au pas de sa porte. Cela faisait plus d’un an que Léopold a avait interdit toute communication entre les deux frères et sœurs. Elle était venue sans prévenir le chef de famille dans le seul but de le revoir. Le cœur de Wolfgang était empli de bonheur. Cela faisait plus d’un an qu’il attendait de ses nouvelles. Mais il ne s’attendait pas à la trouver au petit matin devant sa porte. Après l’avoir invitée à entrer, ils se mirent à discuter de tout et de rien. Du voyage de Nannerl, de la nouvelle vie de Mozart à Vienne, des Weber, du bon vieux temps et un petit peu aussi de Léopold. Ce dernier lui manquait cruellement. Il avait toujours été exigeant mais lui avait fait le don le plus précieux qui soit, la musique. Mozart aimait profondément son père. Se quereller avec lui était toujours douloureux pour le musicien. Avec son esprit d’observation habituel, Nannerl avait compris que Wolfgang était amoureux. Pour la protéger il n’avait pu lui dire son nom mais il n’avait pu s’empêcher de parler d’elle… Sa parfaite Constanze.

    Cette même Constanze qu’il avait aperçu quelques instants au bas de l’escalier alors qu’il partait en direction du Burgtheater. Cette visite était prévue de longue date, aussi ne pouvait-il l’annuler. Il devait faire part du premier acte de l’Enlèvement au Sérail aux musiciens. C’était on ne peut plus important. Pourtant il aurait aimé rester dans l’auberge ou se trouvaient les deux femmes de sa vie. En passant, il effleura les doigts de son aimée pour lui manifester ses sentiments. Il ne pouvait faire plus car sa mère était toujours dans les parages. On était maintenant en tout début d’après-midi. Tellement absorbé par ses retrouvailles avec sa sœur, il n’avait pas pris le temps de déjeuner. Après tout, c’était loin d’être la première fois et il n’en était jamais mort ! Le moral au plus haut, il prit le chemin du centre de Vienne. Avant de partir, il avait revêtu ses habits de Cour, pimpant et plutôt tape à l’œil. De quoi donner des hauts le cœur à certains nobles prétentieux. Il sourit en se rappelant le contraste qu’il offrait avec le compositeur Salieri. Ce dernier semblait n’apprécier que les couleurs sombres. Il semblait en deuil perpétuel. Le jeune Mozart avait invité le maestro Salieri à cette première répétition du premier acte. Il espérait qu’il viendrait. Cet homme lui laissait une impression très mitigée. Par moment, il appréciait son talent et son humour corrosif et à d’autre il détestait ses grands airs et son air ironique. Salieri était perturbant. Jamais personne ne l’avait mis dans une telle expectative. Il espérait qu’un homme de sa trempe finisse par reconnaitre son talent. Une reconnaissance qui n’était jamais venue. Pourtant, le jeune allemand ne désespérait pas. Salieri finirait par avouer qu’il l’estimait. Il en était convaincu et ne lâcherait pas prise jusqu’à ce que ce soit fait. Cet homme qu’il détestait mais dont l’opinion comptait pourtant tellement à ses yeux jouait avec lui, il en était persuadé.

    Telles étaient les pensées qu’il ruminait en poussant les portes du théâtre allemand. Wolfgang était arrivé très en avance de façon à pouvoir tout mettre en place et surtout se préparer. La préparation était très importante car il allait devoir guider chacun de façon que ses mélodies soient rendues à la perfection. Il se positionna au centre de la scène, les yeux fermés. Le virtuose se repassa dans sa tête chacune des mélodies, les parties de chaque instrument de cet opéra dont il avait mis le premier acte en musique. Rien ne manquait et il se sentait prêt à le partager avec chanteurs et musiciens. Les yeux toujours fermés, une baguette de chef d’orchestre à la main, il commandait un orchestre invisible et son visage rayonnait.
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