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Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ]

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Je me présente, Theresia Salieri.
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MessageSujet: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Ven 22 Juil - 19:06




    Elle avait peur et froid, dans cette maison où rien n’allait. Non, plus rien n’allait dans cette grande bâtisse qui était pourtant très confortable et magnifique. Les enfants qui jouaient ne changeaient pas la donne, dans le cœur de Theresia il n’y avait qu’un goût amer. Cette sensation, c’était l’absence, le manque de son mari. Difficile à penser que Salieri, l’homme le plus froid qu’on puisse rencontrer pouvait être le rayon de soleil d’une personne dans ce bas monde. Et s’il devait faire rire une femme, si une femme l’aimer plus que de raison, c’était bien Theresia qu’il avait épousé il y a quelques années de cela.
    Dès qu’elle avait rencontré le compositeur qui était son professeur de musique, elle avait été subjuguée par son intelligence et sa beauté. Oubliant tout ce que les autres pouvaient dire, n’acclamant que lui en détestant Mozart, elle avait été fascinée par ce grand brun que tout le monde trouvé froid et hautain. Elle répondait qu’il n’était pas si méchant qu’il en avait l’air et qu’il avait juste des problèmes. Son unique problème à l’époque était simplement le fait qu’il voyait peu à peu Mozart prendre toute la place.
    Elle avait pourtant négligée toutes les personnes qui lui disaient qu’épouser un tel homme n’était pas une bonne idée, son tuteur en premier, qui ne cessait de lui répéter que Salieri était un musicien et que du jour au lendemain il la laisserait tomber abusant simplement de sa naïveté pour coucher avec elle et filait dans un pays lointain où ils aimeraient d’autres femmes bien plus jolies qu’elle. C’était bel et bien contre l’avis du plus grand nombre qu’elle était devenue une Salieri, elle qui était une jeune femme riche, pratiquement noble.
    C’est ainsi qu’elle sortit du couvent dans lequel son père l’avait enfermé pour se débarrasser d’elle, c’est grâce à lui qu’elle n’était pas devenue l’une de ses sœurs et rien que pour cela elle remercierait Salieri jusqu'à sa mort.

    C’est à cela qu’elle pensait, blottit dans son fauteuil où elle regardait simplement les flammes du feu de cheminée, elle était là, plongée dans ses souvenirs. Comme s’il ne lui restait que cela, pourtant n’avait-elle pas encore la vie devant-elle ? Antonio et Theresia pouvaient être heureux à nouveau. Heureux, c’était un bien grand mot ! Si seulement elle pouvait lire dans son regard autant d’amour qu’il y avait dans le sien, si elle pouvait lire autant de désir, autant de passion. Oh, elle voyait bien quelque chose, quelque chose qui ressemble à une sorte d’attachement de la part du compositeur mais rien de plus malheureusement. Ils pouvaient être heureux encore, si Antonio oublier ses petites maitresses et penser davantage à sa femme…C’était un plein rêve, c’est vrai mais pourtant Theresia y croyait encore, elle était peut être innocente mais elle ne cessait de se dire que si Salieri l’avait épousé ce n’était pas pour rien tout de même…

    Bref, un petit carnet dans la main, elle se réchauffait après avoir mis ses filles au lit. Depuis quelques jours Antonio était à l’asile psychiatrique, il avait tenté de se suicider plusieurs fois dans sa vie et était dépressif. Les médecins l’avaient alors forcé à aller dans un tel hôpital. Theresia se disait qu’il reviendrait peut être dans un meilleur état mais elle savait que non, son Salieri était bel et bien malade et ne guérirait pas assez rapidement. Son mal était beaucoup plus grave qu’on ne puisse le pensez. Elle pensait pourtant à lui, à son retour, qu’il puisse revenir à la maison, ce sera déjà bien même s’il était peut être affaiblie, ce sera déjà un pas en avant. Alors qu’elle terminait de gratter la page de son journal intime qui était certainement la seule chose à savoir toutes ses pensées, des meilleures au pires, elle entendit un bruit soudain.
    D’abord elle eut peur, très peur même, qui avait la clé de chez elle ? A moins que quelqu’un soit venu pour lui faire du mal ou faire du mal à ses enfants…La maison était plutôt sombre car il était tard et en dehors de la cheminée aucune autre lumière ne pouvait donner un peu de clarté. Elle s’avança alors timidement dans le couloir, elle reconnut immédiatement la silhouette de l’homme qu’elle, qu’elle aimerait certainement toujours. Oui, c’était lui, c’était Salieri et elle n’en doutait plus à présent. Elle ne reconnut ni son sourire sur son visage, ni ses cheveux plutôt désordonnés mais tout simplement la façon dont il se tenait. Pourtant, tant elle était heureuse, elle ne semblait pas y croire, était-ce bien possible cela ? Son mari était-il réellement de retour ? Cela semblait tellement inespéré qu’elle poussa un soupire avant d’allumer le chandelier qui était juste à côté d’elle. Là, à coup sûr, elle pourrait voir que c’était le vrai Salieri. Elle s’avança presque timidement vers lui pour approcher la source de lumière qu’elle tenait dans ses mains puis lui fit un petit sourire. Elle était presque aussi gênée que la première fois qu’elle l’avait vu arriver dans son couvent. Elle posa alors le chandelier pour être plus libre de ses mouvements puis commença à toucher les épaules de Salieri, comme pour vérifier une dernière fois que ce n’était pas un usurpateur. Alors que cela fait plus d’une minute qu’elle l’observait en long, en large et en travers, elle lui dit enfin :

    « Oh, Salieri….Je suis si heureuse…. »
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Ven 22 Juil - 23:50

    1 mois plus tôt.

    « Monsieur Salieri… Est-ce que vous m’attendez ? »

    J’étais là. Mais loin… trop loin peut être. Je sentis un goût âpre dans ma gorge mais je n’avais pas la force d’avaler. Je sentis des doigts se planter dans ma bouche, et un spasme remua tout mon corps avant de régurgiter, laissant un goût des plus infâmes sur son passage. Je me forçais à bouger ne serait-ce qu’un membre pour baffer la personne qui s’amusait à glisser ses doigts sur une partie de ma douce personne. Mais aucuns bras ne bougeaient, aucunes jambes non plus. Ma lourde tête arriva par contre à faire un léger mouvement. Mais je sombrais de plus belle, m’enfonçant dans les tréfonds de la terre. La où personne ne peut me suivre !

    Puis je compris, j’ouvris les yeux. J’étais ébloui. La lumière du soleil me taper en plein sur le visage. J’avais du mal à garder les yeux ouvert plus de trois secondes. Des bruits de talons qui claquaient sur le sol marquaient un rythme, soutenu par mes maux de tête. Un rideau se referma sur la source de lumière. Je me sentais moins agressé… J’entendis une voix que je n’arrivais pas tout de suite à reconnaitre. Ma vision s’éclaircissait peu à peu, j’arrivais doucement à discerner les formes du doux visage qui m’accompagnait. Ma charmante épouse était là à mes côtés. Et oui, malgré tout, elle était charmante. Elle aurait pu être autre par à ce moment précis, mais non, elle était à côté de moi, à s’inquiéter pour moi. J’avoue ne pas pouvoir la regarder dans les yeux, qui le pourraient après ce qui s’était passé ?

    Je retournais la tête de l’autre côté pour ne pas à la regarder droit dans les yeux. Sa main se posa quelques secondes sur mon bras puis s’enleva et elle commença à partir. « Ne part pas … » avais-je osé souffler à mon épouse. Mais le peut de force que j’avais ne me permettais pas de le crier haut et fort et pourtant elle l’avait entendu et était revenu. Elle s’installa à côté de moi et je me sentis comme soulagé de tout. Après quelques minutes de silence, je tombais dans un sommeil assez profond…


    2 Mois plus tard

    « Vous allez me donner cette autorisation Docteur. Il est clair que je ne peux en aucun cas rester une minute de plus dans ce bas lieu ! » avais-je crié à ce médecin de pacotille qui ne cherchait qu’une chose… A me faire comprendre que mon acte me conduirait droit en enfer. S’il s’avait que même si j’allais à l’église tous les dimanches j’étais un homme, une espèce des plus pècheresse ! Je n’étais pas fidèle à mon épouse, j’étais loin d’aider mon prochain ou de suivre toutes ses règnes imposé par notre dieu et pourtant je trouvais un certain réconfort à venir m’y recueillir…

    « Maitre Salieri, tant que nous ne vous sentons pas prêt pour nous fausser compagnie nous préférons vous garder parmi nous… Encore un peu… Comprenez-vous ? » Son regard semblait me fixer au-dessus de ses lunettes. Mon Seigneur que je l’aurais volontiers fait goûter à mon poing… Mon regard où s’affichaient de beaux cernes dus à mon manque de sommeil s’obscurcit violement. Je tentais de respirer calmement pour ne pas voir ma rage me transformer complètement… « Comprendrez-vous que ce n’était en rien une question ? J’ai décidé de m’en allez et je le ferais, et ce n’est pas vous qui m’obligerais à rester dans cet endroit infecte ! Si besoin je vous ferais parvenir un lettre de notre bon Joseph II à qui je manque cruellement… » Je sondais l’homme quelques secondes puis tourna les talons pour repartir comme j’étais venu, c'est-à-dire une main devant une main derrière.

    Je sortie ma valise pour y enfourner le peu d’affaire que l’on m’avait fait parvenir, je n’avais pu voir ma femme que deux fois en deux mois et personne d’autre quelques part ce n’était pas plus mal que personne d’autre n’ai pu me voir sous cet aspect. Aussi… Faible… Je bouclais ma valise rapidement et alors que je refermais les boucles une personne entra dans la chambre. Bien que nous y étions quatre à y dormir, je su tout de suite au bruit de pas qu’il s’agissait de ce ‘chaleureux ‘ médecin que je venais de quitter…
    « Je vois que je ne vous ferez pas changer d’avis Monsieur Salieri. Votre courrier du jour et bon retour chez vous. » Je le regardais droit dans les yeux sans mot dire. Qu’y avait-il à répondre à cela ? Je regardais les deux lettres qu’il m’avait données. Une de Théresia comme chaque jour, et une de Katharina, comme chaque semaine. Je survolais les lettres du regard, sans vraiment en être captivé, une autre personne que je n’avais eut l’occasion de rencontrer que deux fois m’obnubilais ! J’attrapais de quoi écrire et lui rédigea une courte missive qu’il recevrait après mon retour chez moi…

    J’attrapais ma valise et sortie dehors. Le vent frais de Septembre balayait mon visage et envoyé mes cheveux tantôt à droite tantôt à gauche. Je m’étais bien décidé quelques minutes à rentrer à pied plutôt qu’un quelconque autre moyen, cela me rafraichirait l’esprit et les idées. Il faisait déjà nuit noir quand j’arrivais face à la porte de la villa, j’y entrais la clé et ouvrit la porte. Dans le couloir je fis face à un souffle humain et apeuré. Je n’osais rien dire de peur de l’effrayer encore plus. Elle alluma un chandelier et le fit passer devant elle. Elle me fixait dans les yeux, elle semblait bouillonner de joie.
    « Oh, Salieri… Je suis si heureuse. » Me dit-elle. Et elle était sincère comme toujours ! « Je sais. » Je m'étais surpris à répondre une telle banalité après un peu plus de deux mois d'absence... Mais j'avoue, j'étais heureux de rentrer... Je me surpris à lui adresser un léger sourire malgré le froid et la fatigue qui me tombait lourdement dessus. Je lâchais ma valise. « Venez-là… » Lui soufflais-je doucement en lui tendant le bras, l’invitant à venir dans mes bras, invitation qui je n’en doute pas n’allait pas être refusé.
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Sam 23 Juil - 9:07

    Elle était là, le regardant comme une poupée de cire, comme s’il n’était pas réel, comme si elle était dans un rêve pourtant c’était bien lui et elle n’en revenait pas. Elle avait à peine dormit durant 2 mois, elle dormait juste quelques heures pour assurer sa santé vital et le reste du temps elle le passait à tourner dans son lit et à dormir à la place de son mari. Elle plongeait son nez dans son oreiller moelleux et essayait de sentir tout ce qu’il restait de lui durant son séjour à l’hôpital. Elle ne pouvait pas s’y rendre souvent car elle devait s’occuper de ses enfants et que le voyage pour y aller devait être fait, pour une femme faible du moins, en calèche chose qu’elle ne pouvait pas trouver à chaque fois qu’elle le désirait. Voilà pourquoi elle ne c’était rendu à l’hôpital seulement 2 fois mais elle avait écrit tout ce qu’elle ressentait à son mari. Elle était si différente de lui et beaucoup plus expansive, elle n’avait pas honte de dire qu’elle l’aimait puisque c’était la vérité.

    Lorsqu’il se mit à parler, les yeux de Theresia s’humidifiaient, elle en faisait certainement trop mais son absence avait été vraiment difficile à supporter. Oh certes, même quand il allait bien Antonio fuyait la villa familiale régulièrement mais c’était très différent, elle savait que quand il faisait cela c’était uniquement pour rejoindre une maitresse et passer du bon temps…Il avait simplement répondu qu’il savait, qu’il savait qu’elle était heureuse. Elle n’en doutait pas mais de là, savoir qu’elle avait été véritablement en survie depuis qu’il était parti loin d’elle certainement pas. Et quand il l’invita à venir dans ses bras, elle ne pu attendre plus longtemps. Elle se hâta d’atterrir contre son torse à vive allure. Un large sourire s’afficha sur son visage, elle n’était guerre plus petite que le compositeur et retrouvé dans ses bras toute l’énergie qui lui avait manqué durant ces dernières semaines. Plus ça allait, plus elle le serait contre lui comme pour s’imprégner de tout ce qui lui avait manqué. Elle finit par regarder son visage, qu’elle trouvait si parfait et ses oreilles qui étaient minuscules. Elles avaient toujours étaient minuscules et Theresia les aimaient pour cela. Elle mit sa main sur sa joue, comme le redécouvrant puis embrassa celle-ci. L’odeur de son mari n’était plus la même, lavé des senteurs qu’il s’appliquait lorsqu’il était bien portant pour révéler une odeur plus âpre de médicament et de soins. Elle descendit ses lèvres sur le visage de Salieri pour arriver aux siennes et lui donnait un baiser fougueux. Cela faisait bien longtemps qu’ils n’avaient pas échangé un tel baiser pourtant Theresia le savourait plus que tout…Quelques secondes plus tard, elle réalisa que les lèvres du compositeur étaient bleus, toute bleu. Il avait froid, il n’y avait aucun doute. Toujours au petit soin pour lui et trop heureuse qu’il soit revenu, elle lui dit vraisemblablement touché d’avoir remarqué que son corps été glacé :

    « Oh, mon amour, vous avez froid ! Allez dans le salon, j’ai fait un feu de cheminée, je vais vous apportez une couverture et nous pourrons discuter….Allez-y Antonio, vous me faites peine à voir… »

    Elle se mit alors dans la cuisine en vitesse puis remplit avec l’eau qu’elle avait initialement préparé pour le thé, une grosse poche de peau imperméable appelé bouillote. Elle était assurée que Salieri aurait ainsi un peu plus chaud, elle prit aussi une couverture rangée dans un placard du couloir puis sortit enfin un petit plateau où elle disposa quelques gâteaux et deux tasses où elle mit l’eau qui restait dans la casserole. Pas sûr qu’Antonio désire du thé mais elle pourrait lui en proposé. Elle arriva quelques minutes plus tard dans le salon avec son plateau dans une main puis la couverture et la bouillote dans l’autre. Theresia était une personne assez attentionnée, surtout avec les gens qu’elle aimait et comme Antonio était la personne qu’elle aimait le plus au monde avec ses filles il n’y avait nul doute qu’elle était la femme la plus gentille et la plus agréable. Elle posa directement le plateau sur la table et donna à son mari la bouillote. Elle passa ensuite la couverture sur lui et le frictionna comme un enfant sortant du bain. Il faisait chaud devant la cheminée et avec le traitement qu’elle lui réservé, Salieri était certain de plus avoir froid de la soirée. Après avoir passé quelques minutes à tenter de le réchauffer, elle s’assit à ses côtés en lui prenant un morceau de couverture. A vrai dire, elle non plus n’avait pas vraiment chaud mais elle ne se plaignait pas, Antonio passait bien avant elle et tout le reste….Elle lui indiqua tout de même en montrant le plateau :

    « Vous pouvez prendre du thé et des petits gâteaux. Je pense qu’ils seront meilleurs qu’à l’hôpital, je les ai fait moi-même cet après-midi… »

    Parler de l’hôpital n’avait peut être pas était la chose la plus adroite du monde mais il fallait bien en parler un jour, crever l’abcès. Cela ne servait à rien de se voiler la face, ce n’était pas le genre de Theresia, qui souffrait bien assez de savoir beaucoup trop de chose de la part de son mari. Pourtant elle se disait que s’étendre sur le sujet n’était pas la meilleure chose à faire, de quoi devait-elle parler ? De leur couple ? De leurs enfants ? Lui faire une grande déclaration où lui dire que leur ainée savait maintenant parfaitement sa gamme. Que ferait le plus plaisir à Salieri, simplement le fait qu’il se sente entouré alors elle tenterait de dire tout cela en quelques phrases très simple :

    « Antonio, vous m’avez terriblement manqué, le temps était si long sans vous. Chaque soir je m’endormais en ayant l’espoir qu’un jour vous sortirez et je crois que ce jour est arrivé désormais. Vous êtes une partie de moi Salieri, vous savez, depuis que nous avons unis nos destins et je ne pourrais vivre sans vous. Je n’étais pas bien suite à votre départ mais j’ai continué et je continuerais de toujours de veiller sur nos filles. C’est elles qui me donnaient l’espoir dont j’avais besoin. Notre ainée à d’ailleurs appris un nouveau morceau de piano, elle voulait le montrer à son papa ce soir…Elles seront ravis de vous voir demain… »

    Elle ne s'attendait pas une réponse de sa part, peut être qu'il dirait simplement que c'était bien d'avoir enrichit ses connaissances en clavecin. Malheureusement elle savait qu'il était du genre à ne rien dévoiler de ses sentiments, surtout qu'il en avait très peu à son égard. Il était attaché à elle, elle le savait très bien mais cela n'avait rien à voir avec l'immense amour qu'elle lui avait toujours porté...
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Sam 23 Juil - 15:44

    Plus je la regardais dans les yeux plus j’avais l’impression qu’elle croyait rêver… Elle me tâta plusieurs fois comme si elle avait peur que je ne soit qu’un spectre revenu de son passé… La lueur de la bougie l’éclairant me rappelait précisément pourquoi je l’avais épousé… Ses magnifiques yeux bleus que je revoyais chez mes filles. Il reflétait une froideur glaciale pour les personnes qui ne connaissait pas Théresia mais pour moi, j’y voyais autre chose, des sentiments forts pour moi. Je me trouvais monstrueux de penser que cette femme qui partageait ma couche n’étais qu’une femme parmi tant d’autre.

    Je me plaignais de mes cernes sous les yeux mais je pouvais remarquer qu’elle aussi en avait. Anxieuse comme elle était, je me doutais bien qu’elle n’avait que trop peu dormi. Comment dire à ce moment que je ne regrettais en rien ce que j’avais pu faire et que pour moi elle était comme ces nombreuses maîtresse que je côtoyais, qu’une sorte de jouer, à la différence qu’elle était ma femme et que même si je ne le montrais pas forcément, j’étais attaché à elle et être séparé d’elle me tordait un peu le cœur.

    A peine avais-je ouvert la bouge que je vis les yeux de ma femme prendre une teinte vitreuse. J’avais du mal à comprendre les sentiments, que se soit moi ou les autres qui les ressentons. Mais le je sentais très bien que mon absence avait été fort douloureux pour elle. Elle se jeta presque dans mes bras. Je la pris contre moi pour la serrer dans mes bras. Plus les seconde passé plus je sentais son étreinte se montrer plus dur elle avait peut être peur que je m’en aille comme ça où que je disparaisse… Elle se recula légèrement et me regarda, passant sa douce main sur mon visage. Mes joues étaient creusé par la faim et la fatigue, enfin elle fondit sur moi, m’embrassant comme l’ont s’embrasser les premières fois. Un baiser emprunt de désir et de délicieuse chaleur. Elle repris distance de lèvres alors que je n’aurais pas été contre le fait qu’elle reste là contre moi…



    « Oh, mon amour, vous avez froid ! Allez dans le salon, j’ai fait un feu de cheminée, je vais vous apportez une couverture et nous pourrons discuter….Allez-y Antonio, vous me faites peine à voir… » me dit-elle un peu horrifié. Elle se détacha de mes bras et je la vis filer en direction de la cuisine.« Merci Théresia » soufflais-je en un murmure. Je regardais le couloir tout autour de moi, des tableaux et des tableaux. Parmi eux il y en avait un que je ne connaissais pas. Je me dirigeais vers lui. Ma famille, ma femme et mes quatre filles. Je ne l’avais jamais vu, et l’odeur de peinture qui en découlé prouver qu’elle était récente.

    Elle revient de la cuisine avec un service à thé sur un plateau et une couverture. Elle alla poser son plateau avant de revenir me jeter la couverture dessus et me massa doucement le dos. J’aurais était allongé, j’avoue que cela m’aurait endormi… Nous nous dirigeâmes vers le salon, ou je m’assis sur un des fauteuils le plus proche du feu… Je regardais les flammes danser dans l’âtre. Elle semblait presque me murmurer une nouvelle composition, mais je n’avais pas l’esprit assez ouvert pour vraiment les écouter…
    « Vous pouvez prendre du thé et des petits gâteaux. Je pense qu’ils seront meilleurs qu’à l’hôpital, je les ai fait moi-même cet après-midi… » Au simple mot hôpital j’eus un long frisson dans le dos. Je regardais Théresia avec un regard à la fois noir et à la fois suppliant. Je ne souhaitais pas aborder se sujet avec elle, et je ne le ferais pas.

    Je repris un masque de neutralité avant d’attraper un de ces gâteaux. Il me faisait envie mais aussi me dégouté d’un regard. Ce n’était pas à cause de ma femme, mais plutôt de ma faute. Après avoir goûté deux à de la nourriture infecte, on n’est guère plus habitué. Enfin j’enfournais la pâtisserie dans ma bouche. Goûtant comme j’avais la joie de le faire, au plaisir des bonnes choses.
    « Antonio, vous m’avez terriblement manqué, le temps était si long sans vous. Chaque soir je m’endormais en ayant l’espoir qu’un jour vous sortirez et je crois que ce jour est arrivé désormais. Vous êtes une partie de moi Salieri, vous savez, depuis que nous avons unis nos destins et je ne pourrais vivre sans vous. Je n’étais pas bien suite à votre départ mais j’ai continué et je continuerais de toujours de veiller sur nos filles. C’est elles qui me donnaient l’espoir dont j’avais besoin. Notre ainée à d’ailleurs appris un nouveau morceau de piano, elle voulait le montrer à son papa ce soir…Elles seront ravis de vous voir demain… » me dit-elle après un certain moment de silence ou seul craquer les buche de bois dans l’âtre de la cheminée.

    Que devais-je répondre à ça ? La convenance aurait voulu que je m’intéresse et construise la conversation, mais je n’avais jamais été de ce genre là au plus grand malheur de Gassman… Je respirais tranquillement et me donnait de le temps de finir mon gâteau. Y avait-il une réponse magique, une mieux que les autres ?
    « C’est bien… » lui avais-je répondu. Je ne savais pas si c’était bien ce qu’il fallait répondre, mais je savais que ce n’était pas ce à quoi elle s’attendait… A nouveau le silence s’installa entre nous, je me surpris à voir défiler devant mes yeux des notes que j’aurais pu étaler sur une partition si seulement je l’avais voulu… « Que leur avez-vous dit ? Pour mon absence ? » Non pas que je m’inquiétais pour ce que les filles avait pu entendre, mais pour savoir à quoi m’en tenir. Savoir quoi leur dire et quoi inventé. « Quelqu’un est-il venu pour me voir durant ce temps, je n’ai pas reçu de visite, peut-être sont-il passé ici ? » Dans sa réponse, j’attendais un nom. Un seul qui pourrait me rendre la joie… Un nouveau moment de silence et je lui demandais « Et vous qu’avez-vous fait ? »
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Sam 23 Juil - 22:28

    Theresia regarder à tour de rôle son mari et le feu qui brûlait dans la cheminée, elle était tant heureuse de retrouver son homme, le seul qui n’avait jamais compté à ses yeux. Même si depuis longtemps la fatigue et la faim semblait lui être bien étrangère, elle avait l’impression que de nouveau, elle pouvait rendre les choses de sa vie qui était normale pour toute personne. Après avoir regardé les flammes une dernière fois, elle regarda ou plutôt fixa uniquement les yeux bruns de son mari qui lui apportait toute la stabilité, la douceur et la gentillesse de l’épouse parfaite qu’elle était. Theresia comprit le gène d’Antonio, les choses qui devaient se passer là bas étaient tout simplement horrible mais personne n’en parlait…Non, personne ne peut être trop marqué. Elle-même ne préférait pas se rappeler de ce qui c’était passé lorsqu’elle avait rendu une petite visite à son mari, des gens qui déambulait ici et là, d’autres qui l’appelaient par des noms qu’elle ne connaissant pas…
    Tout cela avait été dur à supporter le temps des visites alors cohabité avec ce genre de personne devant être encore plus pénible et elle aurait souhaité à ce moment là que jamais Salieri ne connaisse cet enfer de nouveau. Qu’avait-il besoin de plus ? Sa femme était assurément la personne la plus douce et la plus attentionnée avec lui quand à ses filles, elles étaient tout les quatre des petits anges qui pouvaient lui apporter tout le bonheur dont il rêvait. Pourtant, il tenter encore et toujours de mettre fin à sa vie. Alors qu’ils étaient entourés de femme qui n’avait aucune raison de vivre sans lui !
    Theresia savait son mal être et le pardonner mais elle ne le comprenait pas. Non, elle ne comprenait pas comment autant de tristesse pouvait l’habiter alors qu’elle avait toujours mis un point d’honneur à rendre Antonio le plus heureux possible, à lui apporter toute la joie et le bonheur dont il avait besoin.

    Alors qu’elle lui avait parlé de sa vie sans lui, Salieri ne disait rien, ne remarquant même pas les sentiments qu’il y avait dans sa phrase, comme ci cela était normal. Peut être qu’elle en avait trop fait et qu’elle n’aurait pas du dire cela, oui, peut être, mais elle voulait montrer son attachement à Salieri, quoi qu’il arrive, elle l’aimerait toujours même si ils devaient se séparer pour une raison x ou y…Elle ne pourrait jamais cesser de l’aimer, c’était tout simplement l’autre moitié de son cœur même si elle était bien consciente que ce n’était pas forcément réciproque. Elle fit tout de même remarquer :

    « Bien…Je ne sais point si les mots sont appropriés Antonio… »

    Certes parler des filles du couple était une bonne chose mais ignorer complètement la première partie du dialogue ne réjouissait guerre Theresia. Enfin elle passa, mit entre parenthèse ce qu’elle avait du en premier lieu puisque cela ne semblait intéressait personne et répondit aux questions que posaient Salieri. Pour se faire, elle se rapprocha de lui mais ne toucha ni au thé, ni au gâteau pour lui donner le loisir de les déguster. Elle s’assit simplement à côté de son mari, comme un couple normal le ferait pour se raconter sa journée où ils avaient été séparés. Comme si tout était redevenu normal et que les choses allaient bien dans le meilleur des mondes…La première question qu’Antonio posa fut à propos des enfants, il demanda ce qu’elle leur avait raconté. Theresia n’était pas du genre à mentir, non, car elle savait bien les souffrances que cela pouvait engendrer. La petite adolescente qui avait entendu chaque jour pendant une heure sur le bord du fleuve son père car son tuteur avait raconté qu’il était parti faire un séjour en bateau et qu’il reviendrait. Elle ne voulait que personne revive ces moments douloureux où elle s’était rendu compte que les bateaux sur l’eau n’étaient que des histoires inventés par les plus grands pour enjoliver les choses…Elle lui dit ainsi en lui prenant les mains, comme pour se confier :

    « La vérité Salieri, je ne ments point, cela leur ferait plus de mal que de bien. Je leur ai expliqué que leur papa était malade et qu’il se soignait, qu’un jour, il reviendrait…Mais que personne ne pouvait savoir s’il serait alors définitivement guérit… »

    La question suivante fit un peu plus de mal à Theresia, comment lui dire que personne n’était venu, que personne non puisqu’il n’y avait qu’elle qui semblait l’aimé dans ce bas monde. Elle était la seule femme qui tenait à lui apparemment, la seule personne même car personne n’avait rendu visite à la jeune femme durant le temps d’internement du maestro. Elle avait bien quelques élèves demandant des nouvelles mais ils se déplaçaient rarement eux-mêmes, elle les avaient plutôt croisés par hasard. Elle grimaça puis serra les mains de son mari dans les siennes, comme pour lui signifier que malgré ce qu’elle allait dire, tout irait toujours bien et qu’elle sera, elle pour l’éternité.

    « Vous savez, excepté les gens me demandant de vos nouvelles, que j’ai d’ailleurs mentionné dans nos courriers, personne n’est venu me voir ou vous voir. Et ne dites pas que vous n’avez pas reçu de visite Salieri, voyons, j’étais là moi, n’est ce pas. Je n’ai pas pu venir comme je le voulais Antonio, quatre filles, peu de gens veulent garder ce monde là… »

    Elle lui fit alors une bise sur la joue comme pour se faire pardonner de cette petite erreur, or elle n’avait commise aucune erreur car elle avait tout de même était voir son mari même si les visites étaient peut être peu nombreuses. Enfin Salieri s’intéressa un peu à sa femme, en lui demandant ce qu’elle avait fait. Elle remit alors la mèche des cheveux de son mari en place puis lui répondit :

    « Les femmes ne font jamais rien de spécial, vous devez bien le savoir. J’ai fait les tâches de la maison, je me suis occupée des enfants…Ce que je dois faire, rien d’autre… »

    Rien d’autre, comment pouvait-elle dire cela alors qu’elle avait passé des journées entières à écrire, cela avait toujours été sa passion mais elle n’osait pas en parler à grand monde car elle était tout simplement une femme et une femme ne pouvait pas être une artiste. Du moins toutes les artistes qu’elle connaissait étaient jugées comme des putains, ce qu’elle n’était bien entendu pas du tout. Elle se racla la gorge et desserra un peu les mains de Salieri, guettant sa réaction car à cette époque là les femmes n’étaient pas bien libre de leurs agissements :

    « J’ai…J’ai toujours vouée une passion pour l’écriture mais je me disais que cela n’avait guerre d’importance. Lorsque j’étais plus jeune, j’écrivais des poèmes pour mon père mais il disait que j’étais très mauvaise et que je devais en écrire pour quelqu’un d’autre car cela lui faisait honte que d’aussi vilaine rime lui soit adressées…Je ne voulais pas que vous pensiez la même chose que lui mais au contraire que vous soyez fier de moi, c’est pour cela que jusqu'à maintenant je me contentais de vous racontez que j’écrivais un journal intime. Mon journal intime est certes ce que j’écris tout les jours mais il y a beaucoup d’autres choses…Ce sont des histoires plutôt joyeuse, avec de l’amour et de l’humour »

    Pourquoi lui avoir parlé de tout cela, il s’en fichait certainement royalement. Non, il ne s’en fichait pas mais pourquoi lui dire ? Peut être parce qu’elle devait le dire à quelqu’un, depuis qu’elle savait écrire son imagination avait été débordante mais personne n’en avait profité. Maintenant Salieri était au courant, le seul homme de son entourage au courant. Son père n’avait pas était très tendre avec elle durant sa jeunesse, il était même méchant mais elle n’avait jamais cessé de penser qu’au fond, il l’aimait bien et là c’était vraiment une utopie. Elle reprit alors, sans mélancolie cette fois :

    « J’ai donc beaucoup écrit durant votre absence, des pages et des pages, de roman et de poèmes…Voilà ce que j’ai fait pour passer le temps et sinon, rien d’important… »
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Lun 12 Sep - 16:49

    Ma femme semblait perturber. Elle ne savait pas trop quoi ou qui regarder. Mais je remarquais qu’elle ne touchait pas se qu’elle avait apporté… Je la fixais intensément, me demandant quand elle allait elle-même se servir. Elle tourna une nouvelle fois son regard vers le feu, puis quelques minutes après les plongea dans les miens. « Vous ne vous servez pas ma douce ? Il y en a assez pour nous deux. » lui demandais-je d’une voix presque effacé… Je la sentais pensive et même si elle bouillonnait de joie à l’idée que je sois présent à ses côtés mais quelque chose semblait la peiner au plus profond d’elle-même.

    Je me doutais qu’elle ne comprenait en rien ce qui avait pu tourner carré dans ma tête et si je devais avouer franchement, je n’en savais pas moi-même les raisons qui avaient pu me pousser à avaler de la mort aux rats… Il est vrai que j’avais tout dans ma vie, une femme qui m’aimait profondément, et des filles qui ne demandaient qu’à être digne de leur papa…

    Ce n’est pas la première fois que j’attentais à mes jours, j’avais utilisé différentes manières, certaines plus brutal que d’autres, mais je crois que je regretterais toute ma vie un de mes gestes. Un coup de nerf, un coup de sang, quelques seconde, des choses qui ne vont pas dans mon sens et tout est partie. J’avais complètement perdu les pédales au point d’avoir pousser brutalement ma femme au point de l’envoyé au sol comme une vulgaire poupée de chiffon d’après un couteau de notre service en argent avant de retourner l’arme contre moi sous les yeux apeurés de ma femme. Si il y avait bien une chose que je regrette c’est bien ce moment la de ma vie…


    « Bien…Je ne sais point si les mots sont appropriés Antonio… » me dit-elle. Je me sentis mal à l’aise. Je comprenais très bien l’effet que voulait créer ma femme, une sorte de remord de ma part, mais je n’affichais rien pour la simple et bonne raison que je ne ressentais en partie rien…

    « Je m’excuse, je n’ai pas vraiment l’esprit à jouer dans le mélodramatique sentimentaliste enfantine… » lui répondis-je calmement sans rien laisser transparaitre dans ma voix. Aucuns sentiments, rien… Je n’avais pas pour tout simplement pas envie de me tracasser la tête avec des sentiments qui ne me sont guères connu ne sont pas des choses que j’apprécie…

    Elle se tut durant un moment. A quoi pouvait-elle bien pensé, je l’ignorais mais j’avoue que j’aurais tout donné pour le savoir. Savoir ce qui fleurissait dans le brillant cerveau de ma femme relevée parfois du génie. Mais même si je n’osais le dire à haute voix ma femme était un petit génie dans certains domaines. Et la précisément elle savait faire preuve d’intelligence. Ce n’était pas toutes les femmes qui aurait posé son derrière sur le canapé et parler à son époux comme si seulement une après midi les séparait… Comme si tout les actes passés n’avait jamais été, comme si rien ne s’était passé, comme si cela ne faisait que quelques heure qu’ils étaient séparé ! Elle me regarda droit dans les yeux et attrapa mes mains. Ces magnifiques yeux bleus, je ne savais jamais vraiment comment ne pas fondre à ce regard de glace !


    « La vérité Salieri, je ne mens point, cela leur ferait plus de mal que de bien. Je leur ai expliqué que leur papa était malade et qu’il se soignait, qu’un jour, il reviendrait…Mais que personne ne pouvait savoir s’il serait alors définitivement guérit… »

    Mon visage se déforma en une légère grimace. Définitivement guérit… En effet, personne ne le savait et j’osais avouer que moi non plus. Le serais-je un jour ? Arriverais-je à me débarrasser de cette fascinante obsession pour la mort… Elle reprit alors en guise de réponse à ma deuxième question. Je buvais alors ses paroles, attendant un nom… Juste un seul ! Quelques lettres assemblées entre elle, juste ça.

    « Vous savez, excepté les gens me demandant de vos nouvelles, que j’ai d’ailleurs mentionné dans nos courriers, personne n’est venu me voir ou vous voir. Et ne dites pas que vous n’avez pas reçu de visite Salieri, voyons, j’étais là moi, n’est ce pas. Je n’ai pas pu venir comme je le voulais Antonio, quatre filles, peu de gens veulent garder ce monde là… »

    Elle se pencha alors sur moi et déposa un baiser sur ma joue mal rasé. Je me surpris à sourire malgré moi. Ma main vint alors frôler sa joue de façon délicate et sereine.

    « Allons douce créature tout va parfaitement bien maintenant ma tendre et délicate épouse. »

    Bien qu’elle fût à côté de moi déjà, je l’attrapais doucement par les épaules pour la blottir contre mon poitrail. Sentir sa chaleur contre mon épaule et ma chair m’apaisait doucement. Malgré une fidélité très ébranlé, j’aimais ma femme c’était indéniable. J’aurais pu me passer de tout sauf d’elle…

    « Les femmes ne font jamais rien de spécial, vous devez bien le savoir. J’ai fait les tâches de la maison, je me suis occupée des enfants…Ce que je dois faire, rien d’autre… J’ai…J’ai toujours vouée une passion pour l’écriture mais je me disais que cela n’avait guerre d’importance. Lorsque j’étais plus jeune, j’écrivais des poèmes pour mon père mais il disait que j’étais très mauvaise et que je devais en écrire pour quelqu’un d’autre car cela lui faisait honte que d’aussi vilaine rime lui soit adressées…Je ne voulais pas que vous pensiez la même chose que lui mais au contraire que vous soyez fier de moi, c’est pour cela que jusqu'à maintenant je me contentais de vous racontez que j’écrivais un journal intime. Mon journal intime est certes ce que j’écris tout les jours mais il y a beaucoup d’autres choses…Ce sont des histoires plutôt joyeuse, avec de l’amour et de l’humour »

    Je la regarder d’un regard profond. Rien d’autre ? Vraiment ? Je la connaissais et j’avais de fort doute à ce sujet là. Elle se racla la gorge et desserra un peu mes mains scrutant attentivement chacun de mes mouvement. Chaque expression me passant sur le visage. Une fois la vérité contée elle me regarda d’un air gêné. Je connaissais la position de certaines personnes sur les femmes et leurs passion le plus souvent pour l’art de la littérature d’ailleurs, mais je ne faisais pas partie de ces étriquer d’esprit. La preuve, j’avais travaillé avec bon de femme et pour moi elle était essentiel dans notre monde, pas que dans mon lit…

    « J’ai donc beaucoup écrit durant votre absence, des pages et des pages, de roman et de poèmes…Voilà ce que j’ai fait pour passer le temps et sinon, rien d’important… »

    Je la regardais avec un regard qui pour une rare fois en disais long sur ce que je ressentais.

    « Ceci est une bonne chose, ça occupe l’esprit et le rend plus ouvert à l’art que nous exerçons nous les compositeurs. Cela nous rends plus vivant dirons nous... »

    Je la serrais un peu plus contre moi, déposant par la même occasion un baiser sur son front.

    « Je préfère vous savoir une plume ou un livre à la main plutôt que de vous voir vous apitoyer sur votre sort ma douce. »

    Après un bref moment de silence je me raclais la gorge et repris

    « Vous m’avez grandement manqué… »
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MessageSujet: Re: Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ] Dim 18 Sep - 20:15

    Theresia regardait les biscuits sans oser en prendre un, non, si elle avait confectionné ce petit en cas c’était uniquement pour son mari, elle, avait déjà mangé et n’avait pas besoin de se bourrer de friandises. Ses grossesses nombreuses avaient déjà jouées sur sa ligne, pas la peine d’en rajouter avec ses sucreries qu’elle aimait pourtant tant. Theresia fit néanmoins un petit sourire lorsqu’il l’appela avec un mot doux. Elle ne pouvait s’empêcher d’adorer cela, ce sentir aimé était une chose à laquelle Theresia accordait beaucoup d’importance mais avec un mari comme Salieri, elle n’était pas toujours satisfaite. Loin de là, elle lui fit alors un sourire puis lui répondit :

    « Je n’en ai pas besoin mon amour, mais je vous remercie, vous pourrez tout manger ainsi… »

    Antonio ne semblait guerre vouloir parler de ce qui c’était passé, peut être ne voulait-il simplement pas y penser. Croyait-il vraiment qu’il était possible d’oublier tout pour repartir, Theresia lui pardonner ses erreurs mais jamais, jamais elle n’oublierait. Non, elle avait été trop malheureusement de le voir, à moitié mort, faisant preuve d’égoïsme d’ailleurs. Car Salieri savait bien qu’il était la moitié d’elle-même et que sans lui, elle ne ferait que survivre pour se laisser mourir de chagrin. Rien que de penser à la perte de son mari, un frisson lui parcourut le corps. Elle répondit simplement, tentant de le convaincre :

    « Je sais que vous n’êtes pas du genre à avoir des remords, pensez simplement que vous êtes la moitié de ma vie et que si vous décidiez de mourir alors je n’aurais d’autre choix que de mourir moi aussi…Pensez y mon ange, je vous sais assez intelligent pour au moins y réfléchir, n’est ce pas ? »

    C’est un peu plus tard qu’Antonio prit la jeune femme contre sa poitrine, tentant de la rassurer certainement, lui montrer que ce n’était pas grave et terminé désormais. Cela était peut être un bien grand mot car comme l’avait déjà dit Theresia il était bien impossible de savoir si Salieri serait un jour guérit. Ce geste d’affection lui fit naitre un sourire sur le visage, elle prit alors la main de l’homme qu’elle aimait afin de le mettre sur sa poitrine, entre ses mains et y déposa quelques baisers rapide. Cela lui rappelait brusquement sa jeunesse, le temps où ils étaient encore amoureux et fidèles l’un à l’autre, le temps où Salieri aurait tout fait pour conquérir la jeune Theresia. Antonio la rassura alors en lui indiquant que l’art était une bonne chose, même pour les femmes. Theresia en était heureuse car elle se savait sous la coupe de son mari, même si Salieri était un homme gentil, les femmes de son époque n’avait pas beaucoup de choix. Heureusement la bonté de Salieri faisait de Theresia une femme libre mais cette liberté était donné par son mari et elle ne l’oubliait pas, elle lui dit alors :

    « Merci Antonio, vous n’êtes pas comme mon père…C’est pour cela que je suis resté amoureuse de vous et que je le resterais toujours ! »

    Alors qu’il posa ses lèvres sur le front de la jeune femme, celle-ci se redressa légèrement pour lui déposer à son tour un baiser sur la bouche. Theresia fronça ensuite les sourcils lorsqu’Antonio ajouta qu’il préférait la voir dans un livre qu’a broyer du noir. Osait-il oublier que c’était à cause de lui qu’elle avait été si mal ? Qu’elle ne pouvait plus dormir ? Elle sera alors ses doigts qui étaient dans sa main, signe de son mécontentement puis lui répondit :

    « Je ne m’apitoie pas sur mon sort mais plutôt sur le votre…»

    Elle lui avait parlé sèchement, n’avait pas était très douce sur le coup, elle qui pouvait et savait pourtant être l’épouse parfaite. Et voilà qu’elle s’en voulait déjà et qu’elle recommençait à embrasser le bras de son époux pour se faire pardonner. Elle ajouta :

    « Pardonnez moi, je n’aurais pas du dire cela, laissez moi vous récitez l’un des poèmes que j’ai crée lors d’une longue soirée où vous étiez absent…Car vous aussi vous m'avez manqué mon amour...»

    Theresia se redressa légèrement afin de réciter son poème, elle le connaissait par cœur et n’avait jamais cessé de le répéter, attendant que Salieri puisse l’entendre. Pourtant ce poème n’était pas pour lui, pas directement en tout cas. Mais il est vrai qu’en le lisant de plus près on pouvait voir dans ces vers quelques éléments parallèle à la vie qu’elle avait puisqu’elle c’était bien inspiré de sa propre vie pour faire ce poème. Pourtant ce qu’elle avait écrit été beaucoup plus sombre que la réalité et relatait simplement des faits biologique d’animaux. Elle commença alors son poème, qu’elle récita doucement, presque en chuchotant :

    « La menthe religieuse

    Elle est une femme ou un animal
    Elle attire grâce à ses charmes, le mâle
    Qui conquit par sa beauté plutôt fatale
    Se laisse aller dans un bal très bestial

    Il s’agenouille enfin à ses pieds, épuisé, haletant
    Et c’est la que sa compagne se réveille méchamment
    Elle ne peut laisser partir vers une autre son amant
    Mais, au lieu de la rassurer, il ne dit rien malheureusement

    Alors elle le regarde, dans la nuit, une dernière fois
    Et fais d’une dernière étreinte la preuve de son émoi
    Finalement elle frappe en plein cœur son beau roi
    Et retourne dans les bois, pour chercher un prochain ébat »


    Theresia fit un léger sourire en attendant le jugement de son mari, elle espérait qu'il soit bon et qu'il ne soit pas trop dur avec elle car elle aimait bien ce petit poème.Oui elle aimait beaucoup ce poème qu’elle avait écrit dans son petit bureau, celui qui touchait le bureau du maestro, parfois quand elle écrivait et qu’il était encore ici elle pouvait entendre. C’était la chose la plus agréable qu’il soit, alors qu’elle avait finit de réciter son poème, Theresia lui embrassa de nouveau le bras. Le plus judicieux était d’oublier tout ce qui c’était passé ses derniers mois, oublier qu’il avait été à l’hôpital et qu’elle en avait souffert. Pouvaient-ils redevenir des enfants, juste pour une soirée ? Malgré la noirceur de Salieri, elle savait qu’elle pouvait lui donner de la bonne humeur. C’est alors que Theresia se tourna contre le torse de son mari et lui chatouilla ses muscles à travers sa chemise. Elle se mit alors à rire bruyamment puis demanda à Salieri :

    « Croyez-vous que nous puissions rire un peu désormais, redevenir comme quand nous étions jeunes pour cette soirée ? »

    Ce serait certes très agréable de pouvoir redevenir insouciant, candide et ignorante. Comme s’ils n’étaient ni parents, ni malades, comme s’ils n’avaient aucune responsabilité et juste une préoccupation : rire. Theresia voulait lui donnait la bonne humeur qu’elle avait tant pour qu’il se sente un peu mieux, qu’il se sente de retour à la maison !
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Allez rentre ce soir [ Antonio Salieri ]

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