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♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent.

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Je me présente, Constanze Weber.
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MessageSujet: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Dim 17 Juil - 14:12


    Wolfgang Mozart & Constanze Weber

    « Mais qu'est ce que tu fiches, bon sang, Constanze ?! » La jeune blonde, obéissant à sa diabolique mère, était en train de faire le lit de la troisième chambre à l'étage. Elle avait beau tout faire pour lui obéir, se donnant à la tâche autant qu'elle pouvait, sa mère n'était jamais contente. Tandis que la merveilleuse Aloysia se construisait une vie parfaite de petite diva capricieuse, et que le père de la famille était mort, c'était Josepha, Sophie, Constanze et leur mère qui devaient subvenir aux besoins de la famille. Croyant faire du mieux qu'elle pouvait, Constanze - une des plus jeunes filles de cette famille - courrait de droite à gauche pour satisfaire le caractère perfectionniste de sa mère. Et pourtant, elle venait d'entendre, une fois de plus, sa mère lui hurlait après. Soupirant en finissant rapidemment le carré du lit qu'elle était en train de faire, la jeune blonde entendit sa mère crier à nouveau : « CONSTANZE ! Monsieur Duschek attend ses affaires ! » Agacée, la jolie blonde se dirigea vers l'armoire de la quatrième chambre où elle avait entassé les affaires d'un client qui était sur le point de partir. Descendant rapidemment les escaliers, elle s'approcha du comptoir de l'accueil et lança à sa mère : « Oui ben, escusez moi, mère, mais je ne peux pas être à deux endroits à la fois ! » Exaspérée, elle se dirigea ensuite vers le jeune homme et lui tendit ses affaires avec un sourire : « Au revoir, monsieur. » Quand bien même elle detestait ce travail autant que les reproches de sa mère - la plupart du temps histérique - elle se montrait toujours courtoise, souriante, et aimable avec les clients. Il en fallait bien une. Entre sa mère qui faisait office de patronne autoritaire et effrayante, et ses deux soeurs qui se montraient, justement, un peu trop aimable, se collant au premier client masculin qui oserait franchir la porte de l'auberge, elles n'étaient pas rendu. Heureusement que Constanze était là pour se montrer ne serait ce qu'un minimun courtoise et respectable, avec sa bonne humeur légendaire. Elle avait toujours été considérée comme la blonde souriante et naive de la famille, mais pour une fois, ça aidait. Mais, visiblement, sa mère ne s'en rendait pas compte, puisque, exaspérée par la réplique de sa fille, elle se mit à hausser la voix une fois que le jeune client prit congé : « Tu veux vraiment qu'on fasse faillite, c'est ça ? C'est pas possible d'être aussi empotée ! » Constanze, affichant une mine boudeuse, prefera malgré tout ne rien rétorquer face aux attaques de la langue de vipère et garder le silence. Inutile de chercher à disserter sur ce sujet, sa mère n'en démordra pas : pour elle, Constanze n'était qu'une bonne à rien, une fille trop rêveuse et tête en l'air, ne prenant pas au sérieux la vie, et qui était incapable de de l'aider ne serait ce qu'à effectuer les tâches les plus faciles. La jeune fille se contenta de tourner le dos pour chercher une autre tâche à accomplir. Voulant s'adonner aux affaires, elle se faufila derrière le comptoir et rangea les billets que lui avait rapporté les deux nuits du client Duschek. Sa mère reprit de plus belle en criant : « JOSEPHA ! ça fait une heure que je l'attends, ce linge ! » Pour une fois que sa mère s'en prenait à une de ses soeurs et non à sa personne, c'était une journée à marquer d'une pierre blanche. Aucune réponse de la part de Josepha : « Cella-là aussi, elle va m'entendre, tiens ! » Cäcilia monta les escaliers avec fracas, prête à sermoner sa seconde fille qui devait sans doutes lambiner. Constanze eut un léger sourire malgré elle. A présent seule, elle rangea les billets qu'elle venait de compter. Se dirigeant vers le meuble où se trouvait la vaiselle, elle se baissa pour attraper la pille d'asiettes. Seulement, une lui glissa des mains et se brisa sur le sol. Soupirant, la demoiselle posa les autres assiettes intacts sur le comptoir, et s'acroupit sur le sol pour ramasser les morceaux cassés. Quelle idée de ranger de la porcelaine dans des meubles aussi bas, aussi. Elle ne serait jamais d'accord avec sa mère, même pour des choses aussi futiles comme le choix de l'emplacement en ce qui concernait le rangement de la vaiselle.
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Dim 17 Juil - 19:14

    Ayant passé une bonne partie de la nuit à composer, le jeune Mozart commençait à peine à sortir des méandres brumeux du sommeil. Depuis qu’il s’était émancipé, se libérant de la tutelle de fer qu’exerçait Léopold, Wolfgang avait trouvé refuge dans la pension des Weber. Ce choix n’était bien entendu pas innocent. A la base, son plan était simple : croiser Aloysia et la reconquérir, qu’elle soit marié importait assez peu. Pourtant, vivre à l’auberge Weber lui avait ouvert de nouvelles possibilités. Il n’avait pas vraiment revu Aloysia, pas seul à seul en tout cas, mais cela n’avait plus d’importance. Le temps avait fini par faire son œuvre. Elle resterait toujours son premier amour mais il avait tourné la page. Lorsqu’il s’était installé, la mère de famille l’avait observé avec insistance. L’amoureux éconduit de sa fille adorée souhaitait s’installer pour une durée indéterminée ? En avait-il seulement les moyens ? Wolfgang avait deviné les pensées que masquait son masque de marbre. Sa nouvelle vie avait alors commencé. Il s’était vite rendu compte qu’il ne laissait pas la plus jeune des Weber, Sophie, indifférente. Elle ressemblait beaucoup trop à Aloysia. Il avait fini par remarquer une autre des sœurs. Il n’avait pas fait attention à elle auparavant. Quelle erreur ! Elle était magnifique : aussi blonde que sa sœur était brune, aussi simple qu’Aloysia était compliquée. Un sourire s’inscrivait inexplicablement lorsqu’elle entrait dans une pièce, petite boule d’énergie toujours en mouvement. Elle aimait les plaisirs simples et ne l’abandonnerait pas pour se pavaner au bras du premier homme capable de répondre aux exigences financières de Cäcilia. Supporter cette mégère était le prix à payer pour rester auprès de sa Constanze.

    Constanze, il l’entendait était déjà en train de s’affairer dans les chambres voisines. Après tout, il était rare que quelqu’un s’installe définitivement dans une auberge, les clients partaient donc le matin et les Weber préparaient les chambres pour les occupants suivants. Wolfgang se leva et commença à se préparer. Il fit tout d’abord un tas avec les partitions qu’il avait gribouillé la veille. Il avait d’ailleurs faillit s’endormir dessus. La commande que Joseph II lui avait passée en faisait partie. Mozart les posa ensuite sur son lit et parti remplir une bassine d’eau. Il y plongea les mains avant d’y enfouir son visage. L’eau fraiche le réveilla tout à fait. Il entama ensuite son rasage. Ce n’était pas quelque chose qu’il faisait chaque jour mais il n’aimait pas forcement la sensation d’une barbe. Sa toilette terminée, au moins pour le moment, il s’habilla. Comme à son habitude, il choisit des habits bien coupés mais plus décontractés que la plupart des personnes qu’il côtoyait. Wolfgang était maintenant fin prêt à quitter sa chambre.

    A peine eut-il refermé la porte derrière lui qu’il entendit la voix mélodieuse de Cäcilia. Cette dernière vociférait comme à son habitude. Parfois, le jeune Mozart plaignait Fridolin Weber d’avoir épousé une telle harpie. Elle passa devant lui sans même lui jeter un regard, maugréant après son aînée. Arrivée au bas des marches, Wolfgang observa Constanze, un sourire au coin des lèvres. Elle était en train de ranger les billets avec cette énergie qui la caractérisait. Elle s’attaqua ensuite à une pile d’assiettes. Mozart jugeait celle-ci bien trop grande pour elle et s’apprêtait à lui proposer son aide lorsqu’une assiette lui échappa des mains. Elle se pencha pour les ramasser et en quelques enjambées, Wolfgang fut près d’elle, l’aidant à ramasser les éclats. Il frôlait ses doigts de façon totalement volontaire, s’attardant bien plus qu’il n’aurait du.

    « Faites attention, ce serait un péché d’abimer d’aussi jolies mains. »

    Wolfgang savait que la harpie pouvait redescendre d’un instant à l’autre. Ces instants volés étaient donc d’autant plus précieux. Il lui adressa un de ces sourires éblouissants dont il avait le secret puis fit mine de s’intéresser à la porcelaine qui jonchait encore le sol.
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Dim 17 Juil - 20:48

    Sentant l'assiette lui glissait des mains, la jolie blonde ne su que trop tôt le sombre destin de cette dernière. Dans la mesure où elle était proche du sol lorsque l'assiette lui avait échappait, le bruit ne fut pas assourdissant. Constanze n'eut donc pas le loisir d'entendre une nouvelle fois les cris assourdissants de sa mère. Cela lui laissa un petit temps de repit. C'était loin d'être négligeable. A des moments, elle se demandait si sa mère n'avait pas raison : elle enchainait ânerie sur ânerie, à croire qu'elle n'était vraiment pas dégourdie. Perdue dans ses pensées, la demoiselle ne sentit pas la présence d'un homme, qui séjournait à l'auberge, derrière elle. Et pas n'importe lequel. Ramassant avec délicatesse les morceaux, Constanze prenait garde à ne pas s'entailler avec l'un d'entre eux. Tout à coup, la jeune aubergiste sentit une présence près d'elle, tandis que d'autres mains s'affairaient à ramasser les morceaux de porcelaine cassés. : « Faites attention, ce serait un péché d’abimer d’aussi jolies mains. » La petite blonde leva le regard, apercevant alors le doux visage de Wolfgang qui l'observait. C'est alors qu'il lui souria, un sourire si radieux, et si sincère, qui lui rapellait les raisons pour lesquelles c'était l'homme qu'elle désirait depuis le jour où elle l'avait rencontré, à Mannheim. « Wolfgang ... »Arborant un sourire sincère, Constanze continua à ramasser les morceaux, toutefois troublée par les douces mains de Mozart qui effleuraient les siennes à de nombreux moments. Tandis que les deux jeunes gens s'évertuaient à ramasser ce qui restait de l'assiette défunte, la cadette d'Aloysia Weber, prise d'un élan discret, approcha sa main du jeune musicien et captura avec douceur la sienne, l'espace d'un instant, puis elle releva son regard bleuté vers lui, s'exclamant d'une voix pleine d'escuses : « Je vous remercie, je suis d'une maladresse de tous les diables » La jolie blonde étira de nouveau un sourire avant de lâcher sa main - à contre-coeur - mais avec autant de douceur qu'au moment où elle l'avait prise. Prenant en main les derniers éclats qui restaient, elle se releva doucement, s'vertuant à ne pas tomber les bouts d'assiettes qui étaient entre ses mains. Les posant sur le meuble, son regard se reposa sur le gentleman dont elle était amoureuse en secret avant de lui demander : « J'ose espérer que l'heure de votre réveil n'est pas du à l'agitation qui regne, ce matin » Comme tous les matins d'ailleurs, avait-elle envie de dire. Elle ne souhaitait pas que Wolfgang soit reveillé par les cris de sa mère, et encore moins par les siens. Elle le connaissait mieux que quiquonque, et elle était parfaitement consciente qu'il avait de l'energie à revendre, lorsqu'il s'agissait de la musique, notamment. Il avait du se coucher tard. Elle s'aurait voulu d'avoir perturbé son sommeil. Wolfgang, Wolfgang ... Elle s'étonnait encore qu'il se soit interessé à sa personne. Il y avait longtemps, lors de leur première rencontre, Constanze avait très vite remarqué qu'il ne faisait absolument pas attention à elle. Et pourtant, elle ne lui en voulait pas le moins du monde. Elle le plaignait seulement. Ce beau musicien aux bonnes valeurs était tombé entre les griffes de sa soeur, cette soeur odieuse qui courrait plus après la gloire qu'après l'amour sincère. Les deux soeurs avaient toujours entretenu des rapports relativement compliqués. Rien de plus normal, il suffisait de les connaitre pour s'avoir qu'elles étaient dans une opposition la plus totale. Elle aurait voulu effacer la tristesse qui s'était dessinée sur le visage du jeune musicien lorsqu'il avait appris les fiancailles de sa chère Aloysia. Même si il ne l'aimait pas, même si il ne la remarquait pas, Constanze savait qu'elle l'aimerait toujours. Sa présence était un véritable don, quelques mois après son départ, elle n'aurait jamais cru assister à son retour. Elle était heureuse, bien plus que ça même, mais elle avait parfaitement conscience que, si sa mère, cette femme déchainée, décidait de revenir, les gestes entre Wolfgang et elle-même pouvaient être suspects. C'était un danger réel. Même si ce fait les contraignait à obéir à quelques conditions pour ne pas se faire voir, elle devait avouer qu'il rajoutait également une pointe de bonheur et d'exclusivité à leur histoire. Et puis, quelques moments volés, c'était quand même des moments passés ensemble. Constanze se trouvait avec Wolfgang, c'était l'essentiel, elle n'en demandait pas d'avantages. De plus, sa mère n'était toujours pas revenue, c'était un véritable cadeau du ciel.
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Lun 18 Juil - 12:02

    Wolfgang avait très bien perçu le moment où elle l’avait enfin remarqué. C’était comme un sixième sens, une reconnaissance qui allait au-delà de la simple perception. Elle lui bouillait les sangs. Aujourd’hui encore, il se demandait comment il avait pu ne pas la remarquer et se traitait d’idiot. Bien sur, elle était moins exubérante que ses sœurs ou sa mère. Peut-être tenait-elle de son père ? Sans doute, elle avait si peu en commun avec la harpie ou avec la cruelle Aloysia. Cette dernière savait captiver son monde mais n’était en fait que froideur. Avec Constanze, c’était tout l’inverse. Son impression ne pouvait que se confirmer avec la façon dont elle prononçait son prénom. Bien entendu, ce n’était pas la première fois que quelqu’un le prononçait mais dans sa bouche à elle, il prenait une nouvelle saveur. Sa voix, si caressante et sa peau si délicate qu’il devait se contenter d’effleurer était une douce torture. Suite à sa déconvenue sentimentale avec Aloysia, on l’avait fort souvent qualifié de libertin. Bien sur, c’était à raison. Il avait enchainé les histoires d’une nuit et les liaisons plus ou moins sérieuses avec un certain talent. Après tout, c’était facile. Ses maitresses ne lui demandaient jamais s’il reviendrait et Wolfgang les soupçonnaient de ne pas vraiment s’y intéresser. Oui, il aimait les femmes et ces dernières le lui rendaient bien. C’était normal pour un homme, même marié. Il en connaissait plusieurs et pour eux être entichés de leur femme était une exception peu commune. Le jeune Mozart se surpris à penser au mariage. C’était bien une première. Cette femme était spéciale voilà tout. Il ne voulait pas se contenter de lui prendre ce qu’elle avait à offrir, il voulait lui présenter le monde sur un plateau d’argent. Il était loin d’être parfait, il le savait mais au fond de lui il sentait qu’il pourrait être heureux avec cette adorable personne. Une main se posa soudain sur la sienne. Il leva un regard surpris qui rencontra le sien. C’était le plus délicieux des attouchements. Encore que, s’il laissait son imagination dériver… Mais l’heure n’était pas à de telles pensées. Il garda donc cette petite main qui encerclait la sienne, dessinant de petits cercles sur la surface que ses doigts mutins pouvaient atteindre. Bien trop vite à son goût, elle retira sa main. Elle se plaignit ensuite de sa maladresse ce qui arracha un petit sourire au musicien.

    « Il n’y a pas à s’excuser. Peu de gens ont la chance d’être gracieux jusque dans leurs maladresses. »

    Il la suivit docilement lorsque cette dernière déposa les éclats sur un meuble avant de faire de même. Il était proche d’elle, mais pas trop. Son regard se posa quelques secondes sur sa bouche. Wolfgang se dit que ce serait bien agréable de l’embrasser, là, maintenant. Avec la Harpie dans les parages se projet risquait d’être difficile et de nuire à Constanze. Il y renonça donc à contrecœur. La belle lui demanda ensuite si son réveil était du à l’animation de la matinée. Vraiment, elle était impayable ! S’il avait eu des problèmes avec cela, il serait parti dès la première semaine. Au contraire, il aimait l’agitation. Et ne se priva pas de le lui faire savoir.

    « Au contraire, je trouve cela plutôt divertissant. Votre mère pourrait tenir en respect jusqu’à Joseph II lui-même. »

    Wolfgang adorait ces instants volés auprès de Constanze mais parfois, comme aujourd’hui, il aimerait pouvoir l’emmener avec lui au Burgtheater ou traverser Vienne à son bras. Ils savaient tout deux que Cäcilia allait leur mettre des bâtons dans les roues. C’est pourquoi ils étaient si discrets. En voyant une mèche folle juste devant le beau visage de la blonde, il ne pu se retenir et mû par l’instant, il l’enroula autour de son doigt avant de lentement, très lentement la replacer derrière son oreille. Il ne voyait qu’elle, inconscient du danger auquel il s’exposait. Son regard se faisait brûlant et il sentit un changement dans l’atmosphère. Se fut bref car un craquement rompit soudain l’enchantement.

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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Lun 18 Juil - 16:15

    Quand bien même la demoiselle aimait les entrevues courtes avec son bien-aimé, puisque cette rareté les rendait encore plus précieux, elle aurait tout de même souhaité, à de nombreux moments, une situation moins dangereuse, et surtout, une mère moins excécrable. Elle avait parfaitement conscience du danger qui guettait les deux tourteraux. Si sa mère venait à apprendre leur liaison, il était certain que Constanze allait passer un mauvais quart d'heure, et elle ne preferait même pas imaginer le sort que reserverait sa mère à Wolfgang. Certes, elle l'avait parfaitement bien accueilli au départ, mais pour cause : masquant ses intérêts derrière une hypocrisie parfaitement écoeurante, elle avait tout mis en oeuvre pour que Wolfgang tombe sous le charme de sa précieuse Aloysia dans l'unique but de permettre au rêve de sa fille de se réaliser. Or, dans la douce liaison des deux tourteraux, elle n'y verait aucun intérêt. Et Constanze savait que sa mère n'allait pas approuver leur relation si elle n'y voyait aucun avantage, comportement qui ne pouvait que provoquer l'aversion la plus totale de la belle Constanze. Wolfgang était si différent, si honête. Elle n'avait pas l'habitude de cotoyer des hommes tel quel. Entre sa mère qui ne pensait qu'aux rapports financiers, à sa soeur qui ne pensait qu'à charmer son petit monde pour en tirer le meilleur interêt, et ses deux autres soeurs qui seraient capables de se jetter sur le premier individu venu tant qu'il serait capable de leur offrir un avenir financier décent, rajouté à cela les hommes de noblesse qu'elle rencontrait fréquemment et qui étaient pour elle sans saveurs ni couleurs, il faut dire qu'elle n'avait pas l'habitude de fréquenter une personne aussi adorable. Son visage, ses lèvres, son regard, tout de lui hantait ses songes. Il était indécent de penser à lui de la sorte, si sa mère l'apprennait, elle en perdrait les sens. Avant d'envoyer sa fille dans le couvent, loin de ce libertin qui, selon elle, avait juré de déshonoré la famille Weber par n'importe quel moyen. Constanze ne comprendrait jamais ce code qui disait que vivre un amour libre et sincère signifiait un déshonneur pour la famille. C'était donc ça, l'honneur ? Se marier avec un homme dont vous ne connaissez rien, que vous n'aimez pas, et qui restera un parfait inconnu, dans l'unique but de satisfaire de manière financière votre famille ? Devait-elle faire comme sa soeur, Aloysia Weber, pour attirer les louanges de sa mère ? Si tel était la condition, alors Constanze ne voudrait jamais combler les attentes de sa mère. Attrapant sa main dans un mouvement caressant, elle ne voulu ne jamais la lâcher. Elle se rendait compte à quel point ce genre de geste pouvait être ambigu, et qu'ils les trahiraient facilement si sa mère les surprenait. Mais comment rester à distance alors que son regard se posait sur elle ? Sentant ses exquises caresses, les douces pensées de la belle papillonèrent. Consciente du danger, elle rompit le contact en lâchant doucement sa main : « Il n’y a pas à s’excuser. Peu de gens ont la chance d’être gracieux jusque dans leurs maladresses. » Un tel compliment de la part d'un musicien comme lui, qui faisait preuve d'autant de grace dans ses moments qu'un cygne, ne pouvait qu'être flatteur. Il est vrai que Constanze avait toujours admiré son talent de musicien. Il n'était d'ailleurs pas rare que la fidélité qu'elle portait à cet homme ainsi qu'à sa musique la pousse à rabattre le caquet d'un bon nombre de langues de vipères inconscientes de Vienne. Pour elle, Mozart était le meilleur des musiciens, quand bien même de nombreux musiciens savaient enchanter les oreilles des plus grands. Une fois debout, arborant un fin sourire, la belle demoiselle lui répondit avec sincérité : « Venant d'un musicien si gracieux, ce compliment ne peut que me combler. » Elle qui aimait se montrer farouche avec la majorité des hommes qu'elle rencontrait grâce à sa mère, ne pouvait qu'obéir à ses désirs en se montrant affectueuse avec le jeune musicien. Elle esperait juste que les cris incessants de Cäcilia ne le fasse fuir. En quelques sortes, cette peur pouvait se présenter sous deux sens : le plus évident, celui qui concernait l'auberge. Mais également celui qui concernait leur vie privée : après tout, qui lui disait qu'il aurait assez d'affection pour elle pour braver les épreuves organisées par la furie en question ? « Au contraire, je trouve cela plutôt divertissant. Votre mère pourrait tenir en respect jusqu’à Joseph II lui-même. » Sa réponse lui arracha un sourire, lui donnant même l'envie de rire. La jolie blonde aux grands yeux n'aurait pu dire mieux. Sa mère pouvait avoir la force et la hargne d'un récalcitrant. Il était fort possible qu'elle ai été un tyran reconnu, dans une autre vie. En tout cas, dans celle-ci, elle savait mettre son talent à l'oeuvre : « Il est vrai qu'elle n'a jamais été très calme. D'ailleurs, cela peut être aussi désolant que distrayant. » Affichant un doux sourire, la jeune demoiselle observait Wolfgang, éprise par le désir de profiter de ce précieux moment comme elle le devait : un baiser, une caresse. Mais la peur de se faire surprendre était bien forte, et, bloquant son impulsivité naturelle dont elle aurait aimé faire preuve ici, l'empêchait d'être démonstrative envers Wolfgang, une véritable torture, aussi douce que cruelle. L'apercevant s'approcher d'elle avant d'enrouler une de ses longues mèches blondes, elle restait obnibulée par son regard si envoutant. Charmée par le doux contact, sentant sa main replacer avec une délicatesse infinie sa mèche derrière son oreille, la jeune demoiselle restait hypnotisée par son touché. Oubliant un instant le danger qui les épiait, Constanze s'approcha doucement, posant la main sur la joue du musicien, frolant sa peau d'une douceur exquise. Ne quittant pas le regard de Wolfgang, la jeune Weber se trouvait dans l'incapacité de dire quoi que ce soit. Le charme que ce séducteur lui avait jetté se brisa aussi vite qu'il avait agit lorsque la jeune blonde fut surprise par un son, la ramenait à la réalité avec une brutalité sans pareil. S'éloignant légèrement tandis que sa main quittait sa joue, tout cela dans une rapidité assez déconcertante, la jeune aubergiste jetta un regard vers l'escaliers pour apercevoir la carcasse de sa mère. Celle ci - surexcitée comme à son habitude - déboula dans la pièce avec fracas : « CONSTANZE ! Il suffit que je m'absence UN INSTANT pour que tu lambines ! » La belle blonde se fichait eperdument des remarques de sa mère qui fusaient avec facilité. A cet instant, elle était bien plus préoccupée par la situation : les avait-elle aperçu ? Avait-elle remarqué leur instant de complicité ? Ou pire encore, était - elle descendue assez tôt pour remarquer leurs gestes respectifs ? Peut-être que non, après tout. Dans le cas contraire, sa colère aurait déjà deferlé comme une puissante vague sur le bonheur des deux tourteraux. Constanze s'accordait donc un soulagement. Qui fut de courte durée : « Qu'est ce que vous manigancez, tous les deux ?! Wolfgang, j'ose espérer que vous ne cherchez pas à courtiser ma Constanze ! » Constanze ne répondit rien, trouvant dans le silence une sorte de contradiction. Elle lança seulement un regard mauvais à sa mère, comme les moments, lorsqu'elle était plus jeune, où sa mère l'accusait d'un acte que la jeune fille n'avait pas commis. Constanze mettait sa main à coupée qu'elle ne les avait pas aperçu. Peut-être lancait-elle ses remarques, les voyant seuls, tous les deux, à une proximité plutôt importante, pour les taquiner, ou pour poser des conditions à l'homme qui avait déjà chercher à conquérir sa première fille, pour qu'il ne cherche pas à séduire la seconde, dans un futur prochain. Trop tard. Si elle avait véritablement remarqué leurs gestes d'affection, ses cris auraient été bien plus importants que ceux - làs. A moins qu'elle cache sa colère, dans un but machiavélique. Tout était possible avec la sorcière qui lui servait de mère. Cette dernière, les mains sur les hanches, se mit à marcher vers eux - non sans bruit - et s'approcha de Wolfgang : « J'ai encore trois filles. Ne profitez pas de la situation. Il n'y aura pas de deuxième Aloysia ! » Disait-elle avec fierté. Constanze detestait la réplique de Cäcilia, pour deux raisons. La première, elle n'aimait pas qu'on parle d'Aloysia à Wolfgang. Elle n'abordait que très rarement le sujet avec lui, elle ne savait donc pas l'ampleur de la souffrance qu'il pouvait ressentir en repensant aux souvenirs oubliés. Le faire souffrir volontairement, voilà quelque chose dont elle serait parfaitement incapable. La seconde raison était que parler d'Aloysia et de sa présumée idylle avec son bien-aimé, avait le don de rapeller à Constanze qu'elle était - en quelques sortes - la substituante de sa soeur. Le lot de consolation des coeurs brisés et écrasés par les talons de la charmante, merveilleuse et intouchable Aloysia Weber. Constanze décida d'intervenir, en prenant pour escuse son rôle d'aubergiste. Se dressant face à sa mère, la jeune fille ne garda pas la langue dans sa poche, comme à son habitude : « Mère, n'a t-on plus le droit, ici, d'informer les clients des festivités qui ont lieu aux alentours de l'auberge ? Etes vous tant préoccupée par la peur de voir votre seconde fille tomber entre les crocs d'un homme d'affaire qui l'éloignera de vous et, ainsi, vous privera de son aide précieuse au sein de l'auberge, que vous en venez à me repprocher de remplir consciencieusement le rôle que vous m'avez attribué sans mon accord dans votre affaire ? Je ne suis pas Aloysia » La dernière remarque, elle l'avait tant pensé à de nombreuses reprises.
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Mar 19 Juil - 6:25

    Wolfgang était tout à l’admiration de sa précieuse compagne. Ses cheveux, blonds comme les blés et attachés dans ses coiffures compliquées qui étaient tellement à la mode à l’époque. Il rêvait secrètement de lui enlever une à une ses épingles et de passer la main dans ses cheveux défaits. De telles pensées auraient à tout autre pu paraitre scandaleuses, mais le jeune prodige c’était toujours laissé guider par ses sens. Cela lui avait valu une solide réputation de libertin qui ne l’aiderait pas à soumettre le dragon qui gardait la tour de sa bien-aimée, à savoir sa mère. Son regard dériva ensuite vers ses yeux. Grands et bleus, ils étaient un appel au mystère. Le pire dans tout cela, c’est que si le Ciel l’avait pourvue de vanité, elle aurait pu tourner la tête de tous les hommes. C’était quelque chose que Wolfgang ne pourrait jamais cautionner. C’était égoïste car lui-même était souvent incapable de contrôle mais il la voulait pour lui et uniquement pour lui. C’est là qu’il comprit que, d’un certain point de vue, Constanze Weber était dangereuse. A part une unique fois, jamais il n’avait aimé de manière si exclusive, si violente. Et c’était aussi pour une Weber. Pourtant ce qu’il ressentait à présent était différent. Pour Aloysia, il avait surtout du désir tandis qu’avec Constanze, ce désir se mêlait à une profonde tendresse. Il descendit ensuite vers son nez, petit, fin et droit. C’était sans doute un des seuls traits qu’elle avait avec son ainée. Mieux valait ne pas penser à elle. Sa douce se mit à répondre au compliment qu’il lui avait adressé plutôt. Il descendit donc jusqu’à sa bouche. Cruelle erreur ! Il ne put répondre à sa jolie phrase que par un sourire de remerciement. En effet son attention était toute occupée par le fruit défendu qui c’était animé devant lui. Il avait tant envie de goûter ses lèvres pleines que cela en devenait douloureux. Il se reprit donc et plaisanta avec elle au sujet de sa mère. Lorsqu’elle sourit, il eut envie de le cueillir sur ses lèvres. Wolfgang se contenta de la rassurer :

    « Les parents voient en nous le moyen d’atteindre leurs propres rêves. Ils oublient parfois que nous avons les nôtres et se conduisent en tyrans
    . »

    Une petite ombre de nostalgie voilà ses yeux. Bien sûr, en disant cela il pensait à Cäcilia mais il savait aussi que cela s’appliquait à son père. Depuis son départ, ses contacts avec Léopold avaient été succincts et ceux avec Nannerl inexistants. C’était ce qu’il déplorait le plus.

    Conscient que cette intimité serait courte, Wolfgang s’était approché et tortillait une jolie mèche blonde. Il replaça la mèche en la regardant droit dans les yeux. Son regard s’était fait brûlant et offrait une cruelle invitation. Oh oui, elle était dangereuse, délicieusement dangereuse. Sa petite main venait de se poser sur la joue du jeune Mozart. C’était vraiment délicieux. Il eut juste le temps de poser un baiser aussi léger qu’une aile de papillon que le charme avait été brisé par un bruit sourd. La main le quitta et Wolfgang recula d’un pas. Le tout, avec une telle rapidité que lorsque le Dragon, car c’était bien elle, arriva, ils avaient l’air on ne peut plus normaux. La voix stridente repris sa cacophonie habituelle de reproches en tout genre. Il n’aimait pas cette femme et avait l’odieuse impression qu’elle exploitait sa fille. Cependant, la question à se poser était plutôt de savoir si elle avait aperçu les gestes plus qu’équivoques qu’ils avaient échangés. « Qu'est-ce que vous manigancez, tous les deux ?! Wolfgang, j'ose espérer que vous ne cherchez pas à courtiser ma Constanze ! » Ouille. Peut-être avait-elle vu quelque chose finalement… Non, dans ce cas ses affaires auraient déjà été jetées dans la rue. D’ordinaire il lui aurait dit que la perspective était intéressante et qu’il s’y emploierait mais cela équivaudrait également à une mise à la porte. Il lui adressa donc un sourire innocent avant de poursuivre :

    « Pour tout dire, j’étais si pressé de me rendre chez mon librettiste – l’inspiration vous comprenez - que j’ai malencontreusement bousculé votre fille qui en a lâché une assiette. J’ai donc ramassé les éclats et me suis rangé à ses arguments : je vous la rembourserais. Nous avons ensuite discuté voilà tout. »

    Le plus jeune Mozart avait bien insisté sur le mot librettiste. Da Ponte était un ami et les laisseraient sans doute avoir un petit aparté sans poser de questions. Pourvu que Constanze comprenne le message. La boutique de Lorenzo était en plein dans le quartier commerçant. Elle pourrait prétexter une course à faire…

    « J'ai encore trois filles. Ne profitez pas de la situation. Il n'y aura pas de deuxième Aloysia ! »

    Le regard de Wolfgang se fit froid, dur et implacable. Il avait parfaitement compris qu’il avait été la victime d’un jeu de dupe. Cela le blessait. Moins qu’avant car il n’aimait plus cette princesse au cœur de glace. Il se rappelait comme il avait été stupide. Il se rappelait sa dépression après avoir affronté la mort de sa mère, la mort symbolique de son premier amour et l’humiliation d’avoir du supplier l’Archevêque de Salzbourg de le reprendre à son service. C’était les heures les plus noires de sa vie et il fut pris d’une folle envie d’étrangler cette mégère. Constanze lui sauva la mise. Elle était forte, elle était belle et surtout, elle était si différente de sa cruelle grande sœur. Il allait devoir quitter l’auberge pour la matinée, c’était nécessaire pour que la furie se calme mais avant, il voulait entendre sa réponse. Réponse qui sans doute ne serait pas agréable.
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Mar 19 Juil - 18:58

    Constanze en avait plus qu'assez de tous ces faux semblants que présentait la douce noblesse à laquelle sa diabolique de mère aspirait. A cette époque, le respect des valeurs se présentait sous la forme hypocrite de codes pompeux, de sacrifices de plaisirs simples, et de dîners fort ennuyeux. La petite blonde ne pouvait supporter toute cette hypocrisie. Un monde de faux-semblants, de fourberie, de ténébreuses mascarades et de mensonge. Comment pouvait-on vouloir à tout prix cotoyer ce flot de personnes qui prônaient ce genre de valeur ? Voilà pourquoi Constanze ne s'entendrait jamais parfaitement avec le reste de la famille. Certes, elle entretenait de bonnes relations avec son père, qui était bien moins machiavélique que n'importe qui pourrait l'imaginer. Mener par le bout du nez de sa femme, il s'était toujours evertué à plaire à celle ci, autant qu'à ses filles, quitte à tout leur donner. Malheureusement, sa femme, Sophie, Josepha et Aloysia n'étaient jamais satisfaites. Peut-être était ce ça qui l'avait tué à petit feu. Il avait eu des défauts, mais Constanze l'avait toujours traité avec beaucoup d'amour et d'affection. En ce qui concerne ses rapports avec sa mère et Aloysia, c'était une toute autre histoire. Et les choses ne s'étaient pas arrangées au moment où elles avaient établi un plan diabolique à l'attention d'un musicien trop généreux pour s'apercevoir de la supercherie qui le guettait. Jamais la douce Constanze n'aurait pensé tomber amoureuse de cet homme qui était venu perturber sa vie. Sa réputation de libertin ne n'étonnait pas vraiment. Comment pouvait-on résister à ce regard, à ce charme, à ce comportement si surprenant et si attachant ? Existait - il seulement une femme qui était capable de résister à ses avances ? Elle en doutait fort. Observant les doux traits de son visage, se perdant dans une contemplation soudaine. Son regard était si tendre, si profond, si chaleureux. Ils lui donnaient envie de lui faire confiance sans aucune hésitation. Il avait beau être considéré comme étant un pure libertin, jamais la jeune femme n'avait rencontré un homme qui respectait autant les femmes. Les hommes de noblesse, qui cachaient avec avidité leurs vices les plus sombres, étaient semblables à des monstres pour la plus douce des filles Weber. Quand à Wolfgang, il prenait la forme d'un ange : « Les parents voient en nous le moyen d’atteindre leurs propres rêves. Ils oublient parfois que nous avons les nôtres et se conduisent en tyrans. » la tristesse envahie son regard, une tristesse qui la poignarda de manière si violente qu'elle ne pouvait certifier que l'amour pouvait faire mal. Il était vraie que sa réplique la concernait, cela dit, quand bien même la femme insuportable qui lui servait de mère la pousser à l'esclavage, quand bien même elle avait des relations tendues avec Aloysia, quand bien même son père avait rejoins les ombres, elle ne se sentait pas malheureuse. Elle n'était pas réellement insatisfaite de son sort, et considérait sa vie comme déjà assez belle. Le plus à plaindre, d'après elle, était Wolfgang. Elle ne savait pas tout de sa vie, certes, et pourtant, elle était avide de connaitre les plaisirs simples qu'il aimait accumuler, les souvenirs qui le chagrinaient, le nom de chaque femme qui avait eu la chance de partager son lit, ses songes les plus secrets, les plus inavouables. Elle voulait tout de lui. Et pourtant, elle avait l'impression de n'en avoir que si peu. Elle s'étonnait elle-même d'être dévorée par une passion amoureuse qui dépassait celles qu'elle avait pu lire dans les ouvrages aux histoires sulfureuses et extraordinaires dont elle raffolait, une passion qui la poussait à aimer un homme qu'elle était dans l'incapacité de chérir aux yeux des autres, une passion qui l'a rendait esclave de ses sentiments au point de ressentir le manque de lui aux moments où il était absent. Une passion qui la dévorait toute entière. Dans tous les cas, Constanze ne connaissait pas tout de lui, mais elle connaissait les principaux évènements. Etre un véritable géni n'était pas de tout repos. Il avait tant travaillé étant jeune. Il a toujours eu beaucoup de respect pour son père, homme eternellement insatisfait qui ne cessait de lui repeter qu'il ne faisait rien comme il le fallait. Pris ensuite dans les filets d'une mégère et d'une diabolique princesse au coeur de glace, il avait vu son plus pur amour sacrifié au nom de la gloire, des interêts et des mensonges. Puis il avait perdu sa mère. Il a toujours été seul contre tous. Non, pas totalement seul, puisqu'elle était là. Elle savait qu'elle était capable de tout lui donner. Sa fidélité, son amour, son soutient. Mais cela suffirait - il ? Elle en doutait. Prise d'un élan de tendresse, la jolie blonde s'approcha de son soupirant, glissa sa main sous son menton pour lui faire relever doucement son regard vers le sien. Elle dit alors avec un tendre sourire, d'une voix bienvaillante : « Mais certains ont assez de personnalité pour assumer leurs propres rêves. Cela ne veut pas dire que leurs parents ne ressentent aucune fierté, bien au contraire » Pendant son court discours, sa seconde main s'était aventuré à prendre celle du jeune musicien. Bien entendu, les "certains" en question étaient représentés de manière hypothétique par Wolfgang lui-même. Toute cette histoire de famille lui rapellait qu'elle n'avait jamais eu l'occasion de lui présenter ses condoléances pour la mort de sa mère, qu'elle avait appris récemment. Elle ajouta donc : « Je vous présente mes plus sincères escuses pour votre mère ... C'était une personne adorable » Sincère plus que jamais. Constanze ne pouvait avoir la prétention de dire qu'elle connaissait sa mère, mais le peu de fois où elle l'avait rencontré lui avait suffit pour savoir que cette femme était tout à fait charmante, elle se souvint de leur première rencontre, durant laquelle la mère de Wolfgang avait ignoré les trois filles, alors qu'elle avait complimenté - avec un sourire bienvaillant - la musique qu'était en train de jouer Constanze. Un rayon de soleil dans la demeure si glaciale des Weber. Loin de la glace qui entourait le coeur des autres femmes de la famille, la jeune Constanze restait hypnotisé par le touché du musicien. Il avait le don d'accaparer son attention et ses désirs en un simple geste, parfois fugace, mais si doux et si expressif. Sa main glissa sur sa joue, tandis qu'elle le sentit l'embrasser avec tendresse, d'une rapidité qui lui donnait envie de savourer ses lèvres durant des éternités durant. Mais la tyrannie de la mère de la jeune Constanze revint à la charge. D'une rapidité déconcertante, les deux tourteraux ne mirent pas longtemps pour se positionner à une distance respectable. Se sentant en sursis, de peur de faire savoir à sa mère la nature de leur véritable relation, Constanze n'effectua aucun geste qui pourrait être équivoque : « Pour tout dire, j’étais si pressé de me rendre chez mon librettiste – l’inspiration vous comprenez - que j’ai malencontreusement bousculé votre fille qui en a lâché une assiette. J’ai donc ramassé les éclats et me suis rangé à ses arguments : je vous la rembourserais. Nous avons ensuite discuté voilà tout. » Constanze lança un regard à Wolfgang, un regard qui ne trahissait aucun sentiment, mais qui aurait souhaité lui dire tant de choses. Il n'y avait que cet homme pour couvrir les maladresses de la jeune femme. Ne voulant toutefois pas déclencher les soupsons de la furie, elle se promit de le remercier comme il se devait plus tard. Sentant le jeune prodige insister sur le lieu de sa sortie, la jeune blonde ne pu qu'y comprendre un sens caché. Elle n'allait pas tarder à mettre au point une escuse qui la pousserait à se rendre dans les allées marchandes. Très innocemment, afin de confirmer les propos de son bien-aimé caché, la belle blonde ajouta :« Nous avons un grand musicien sous notre toit, mère. L'auriez vous oublié ? » Cette phrase soulignait le bon sens de l'escuse de Wolfgang, mais en plus de cela, la jeune blonde s'était amusé à lancer une petite provocation à sa mère, dans le but de se moquer royalement du plan machiavélique et cruel qu'elle avait mis en place avec Aloysia, plan qui - soit dit en passant - avait échoué, chose que Constanze esperait rapeller à sa mère à travers cette subtile attaque. Sa mère resta silencieuse suite à cela, mais s'amusa à provoquer le jeune musicien par rapport aux ressentiments de son premier amour, Aloysia. Sujet sensible. La jeune demoiselle baissa le regard, ne voulant pas que Wolfgang se sente observé à cause de sa souffrance. Elle releva néanmoins un regard discret vers celui qu'elle aimait, et apercevant la dureté de son regard, voulu poser une main faibrile sur son bras, en guise de soutient, dans le but de lui apporter du calme également. Mais Constanze refreina sa pulsion avant même qu'elle fasse son apparition, de peur de provoquer les soupsons de sa mère suite au soutient de la demoiselle. La jolie blonde se contenta de reserver ses pensées au soutient qu'elle voulait faire preuve à l'homme près d'elle. Sa seule action fut sa répartie. Elle s'opposait fièrement à sa mère, comme elle l'avait toujours fait d'ailleurs. Mais il faut dire qu'elle ne pouvait supporter qu'elle s'en prenne à l'homme qui était le plus sincère dans cette ville. La réaction de sa mère fut sans appel : « Ha ben ça, je l'avais bien remarqué, que tu n'étais pas Aloysia ! Pendant qu'elle profite tranquillement de sa petite vie de reine, moi, je me tue à la tâche, tandis que mademoiselle est rêveuse, elle joue au piano, elle a des fatigues, des états d'âme ! Quand est ce que tu vas prendre la vie au sérieux, enfin ?! » Oui, ça elle le savait, qu'elle n'arrivait pas à la cheville de la grande Aloysia. Parce que, forcément, la "mademoiselle" en question, Constanze savait mieux que personne que c'était elle-même. Aloysia, elle, avait donné naissance à un bel enfant, elle était marié à un grand noble, elle avait une vie mondaine, et une carrière de chanteuse d'Opéra particulièrement importante. Et Constanze, qu'avait - elle fait ? Rien. A part se révolter contre sa mère, se plaindre de toute cette hypocrisie, et éconduire les hommes nobles qui la courtisaient et qui étaient absolument sans interêt pour elle, des hommes que sa mère adorait. ça, elle le savait, elle lui répetait à longueur de journée. La jeune blonde se contenta de répondre avec un sourire à sa question, en toute franchise : « Lorsque j'aurai une bonne raison de le faire. » Seulement, elle savait que sa diabolique mère n'allait pas s'arrêter là, elle ne laisserait sûrement pas sortir Wolfgang sans avoir eu le dernier mot dans la courte "conversation" qu'elle venait d'avoir avec ce chenapant qui avait le don de l'agacer. Elle s'approcha de ce dernier avec un air menaçant : « Vous ... Je vous ai à l'oeil, Wolfgang. Ne vous avisez pas à déshonorer notre famille une nouvelle fois ! Vous en avez déjà assez fait ! Vous m'avez comprise ? »
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MessageSujet: Re: ♣ Je cours à ma perte, mes démons me guettent. Jeu 21 Juil - 17:50

    Wolfgang ne pensait que trop ce qu’il avait dit. Les parents voyaient en leurs enfants une prolongation d’eux-mêmes. Un moyen, sinon un outil pour réaliser les rêves qu’eux-mêmes avaient dus abandonner. Léopold avait toujours voulu régenter sa vie et lui avait toujours fait des reproches. Pourtant, Mozart ne voulait pas davantage que les autres jeunes hommes de son âge : faire des expériences pour ainsi pouvoir grandir. Etait-ce si difficile à concevoir ? Il voulait faire de la musique comme il l’entendait sans avoir à subir les perpétuels reproches de son père et les mesquineries de l’archevêque Colloredo. C’est pour cela qu’il avait tout quitté. Plus jeune, il avait tellement voulu plaire à ce père pour qui il avait une totale admiration. Cependant, Léopold n’avait pas su lui témoigner son affection. Il avait dû se tourner vers Joseph Haydn pour obtenir cette affection et ces compliments paternalistes auxquels il aspirait tant. Il avait accepté les quolibets des grands de Salzbourg sans rien dire, mais un jour, l’Archevêque était allé trop loin. Il avait démissionné séance tenante et était parti pour Vienne. Depuis, il gardait une rancune tenace envers les courtisans, ces pantins, même si Joseph II avait su gagner son respect. Bien sûr, il avait besoin de la Cours, c’était ses plus importants clients, mais il avait pour eux beaucoup de pitié. Ils étaient tellement bridés par les conventions. Wolfgang n’avait pas peur de briser les conventions. Si cela n’avait tenu qu’à lui, il aurait aimé Constanze aux yeux de tous. Devant les clients de l’auberge, le tout Vienne et même Joseph II. L’ennui, c’était la diabolique mère de Constanze. Il savait qu’elle ne le considérait pas comme un prétendant convenable. Par convenable, il fallait comprendre qu’il ne lui était s’aucune utilité. Bourgeois en ce moment, ses revenus étaient sujets à la variation de sa popularité. Il n’avait pas vraiment de revenus fixes. Pour quelqu’un d’aussi pragmatique que Cäcilia, il n’était même pas envisageable que Constanze le côtoie de trop près. Elle préfèrerait mille fois l’envoyer au couvent.

    Constanze posa à nouveau sa petite main sur la joue de Wolfgang comme si elle voulait, par ce contact, effacer tous ses soucis. Le pire étant qu’elle y parvenait. Son autre main lui souleva tendrement le menton, l’obligeant à plonger dans le bleu de ses yeux. « Mais certains ont assez de personnalité pour assumer leurs propres rêves. Cela ne veut pas dire que leurs parents ne ressentent aucune fierté, bien au contraire ». Il lui lança un regard éperdu. Il y avait une telle confiance dans ce qu’elle lui disait. Comme si pour elle, la réussite de ses rêves ne faisait aucuns doutes. Constanze était si adorable. Il l’aimait au-delà de toute mesure. « Je vous présente mes plus sincères excuses pour votre mère ... C'était une personne adorable ». Wolfgang eu un petit sourire triste mais dit avec sincérité : « Elle vous aurait adoré. ». Il en était sûr. Comment du reste aurait-il pu en être autrement dès lors qu’on connaissait la jeune femme. Elle était parfaite, en tous points.

    S’en suivirent des gestes d’une tendresse infinie qui réveillaient en même temps sa frustration. Il la voulait tellement. Pas seulement dans son lit, mais aussi dans sa vie et ce pour toujours. Pourquoi fallait-il que tout soit si compliqué ? Tout d’abord, elle était une Weber et donc soumise aux idées très arrêtées de sa mère concernant les bons partis et ceux qui ne l’étaient pas. De plus, mais c’était moins grave, après le fiasco Aloysia, son père ne voudrait jamais accepter une Weber dans la famille. Léopold les considéraient comme des arrivistes et des serpents intéressés. C’était sans doute vrai, mais sans s’appliquer à la douce Constanze.

    Cäcilia était ensuite arrivée trainant son mépris comme une seconde peau. Pourtant, lorsqu’elle s’en donnait la peine, elle savait très bien feindre la plus profonde gentillesse. Jadis, Wolfgang avait été dupe mais cela faisait longtemps qu’il ne se laissait plus prendre au piège par cette sorcière. Elle passait son temps à rabaisser la jolie Constanze. Tous les prétextes étaient bons. Wolfgang détestait cela. Parfois, c’est à lui qu’elle s’en prenait comme en cet instant. La blonde de son cœur trouvait toujours le moyen de le défendre d’une manière plus ou moins détournée. Cette fois, il lui rendit la pareille. Se faisant, il insista de façon à lui faire passer le lieu de leur prochain rendez-vous. A l’étincelle fugitive qu’il surprit dans ses yeux, il sut qu’elle avait compris. « Nous avons un grand musicien sous notre toit, mère. L'auriez-vous oublié ? ». Cäcilia sembla un instant au bord de l’apoplexie ce qui faillit faire sourire le jeune prodige. Se sentant traqué, il n’en fit pourtant rien et préféra rester stoïque. La Harpie en profita pour aborder son sujet préféré, Aloysia. A croire qu’elle ne vivait que pour elle… Après tout, elles avaient beaucoup en commun, à commencer par un cœur de glace. « Ah ben ça, je l'avais bien remarqué, que tu n'étais pas Aloysia ! Pendant qu'elle profite tranquillement de sa petite vie de reine, moi, je me tue à la tâche, tandis que mademoiselle est rêveuse, elle joue au piano, elle a des fatigues, des états d'âme ! Quand est-ce que tu vas prendre la vie au sérieux, enfin ?! » Mozart vit alors rouge et oublia rapidement ses bonnes résolutions. C’était un impulsif et il ne supportait pas que l’on traite son amour ainsi. « Lorsque j'aurai une bonne raison de le faire. » avait dit Constanze. Par respect pour elle, il se contenta de faire de l’esprit. « Mais voyons Madame, la vie n’est-elle pas trop courte pour être prise au sérieux ? » Il lui jeta un petit regard en coin. « L’âge rattrape si vite les jeunes gens. » Cäcilia n’était pas stupide, elle comprendrait la pique. Elle ne pourrait pourtant rien dire, il n’avait rien dit que de véridique. Bien entendu, la Harpie n’en resta pas là. Pour faire bonne figure elle se devait de clore cette discussion de manière théâtrale : « Vous ... Je vous ai à l'œil, Wolfgang. Ne vous avisez pas à déshonorer notre famille une nouvelle fois ! Vous en avez déjà assez fait ! Vous m'avez comprise ? ».

    « Vous avez été parfaitement claire, Madame. Je vais donc cesser de vous importuner, du moins pour la journée. » Wolfgang s’inclina donc devant les deux femmes, agrémentant le tout d’un « Madame, Mademoiselle. » Fort courtois avant de prendre de congé en récupérant au passage son manteau, un sac contenant des partitions qu’il essaierait chez son ami Lorenzo et un chapeau. Il ne lui resterait ensuite plus qu’à attendre sa Constanze.


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